CRISE FINANCIERE

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CRISE FINANCIERE

Message par RAMI20002000 le Ven 26 Nov - 17:18

Introduction
Le déclenchement de la crise financière est en grande partie attribué à la prolifération des crédits hypothécaires à haut risque dits : « Subprime », accordés par les banques américaines à une catégorie de clientèle à faible revenu. Ces crédits ont été octroyés à des taux d’intérêt variables, et largement prisés par les ménages dans un contexte baissier des taux d’intérêt. Ces crédits se sont largement répandus durant la période 2001-2006 dans le sillage de la forte croissance du secteur immobilier aux Etats-Unis , liée notamment à la politique de détente monétaire conduite par les autorités monétaires américaine qui a ramené le principal taux directeur de la Réserve Fédérale à 1% en juin 2003 , contre 6,5% fin 2000.
La genèse de la crise vient de la hausse rapide et importante des taux d’intérêt américains enregistrée depuis juin 2004 dans le cadre de la normalisation de la politique monétaire aux Etats-Unis suite au redressement de la situation économique. Le renchérissement subséquent du coût des crédits, en raison du caractère variable des taux d’intérêt, a conduit à l’augmentation du nombre des ménages incapables d’honorer leurs engagements, et ce en plus de la chute des prix des maisons à des niveaux inférieurs à la valeur des crédits qui les ont financés.
Cette situation a affecté les bilans des établissements de crédits et a entrainé la faillite de plusieurs institutions financières spécialisées dans les crédits hypothécaires.
La crise s’est muée à un rythme extrêmement rapide d’une crise financière locale liée au secteur immobilier aux Etats-Unis en une crise financière et économique mondiale.
Sa propagation est en grande partie attribuée aux opérations de titrisation réalisées par les institutions financières américaines qui ont commercialisé des instruments d’investissement complexes et opaques tant directement sur les marchés financiers internationaux que sous forme d’actifs logés dans des véhicules d’investissement spécialisés , et ce afin de doper les rendements , sans pour autant se conformer aux normes et règles prudentielles requises.
Ces développements ont conduit à une crise de confiance généralisée dans le système financier international et à l’apparition d’une crise de liquidité accompagnée d’une forte baisse des principales places boursières internationales.
Outre les pertes déjà enregistrées qui se chiffrent jusqu’à présent à 500 milliards de dollars, ainsi que les pertes prévisibles, compte tenu des récentes prévisions du ainsi que les pertes prévisibles, compte tenu des récentes prévisions du FMI qui table sur des pertes totales de 1400milliards de dollars, le grand danger de cette crise réside aujourd’hui dans la persistance de l’instabilité des marchés financiers internationaux , du fait du climat de méfiance régnant entre les différents intervenants notamment sur le marché monétaire international . Ce dernier se trouve presque dans un état de paralysie faute de confiance entre les plus grande banques internationales et leur réticence a se prêter des fonds, ce qui a entrainé une hausse vertigineuse des taux d’intérêt a court terme.
Cela a contraint les principales banques centrales à procéder à des injections massives de liquidité et à prendre des mesures exceptionnelles visant à freiner l’amplification de la crise, la dernière étant la baisse coordonnée de 50 points de base de leurs taux directeurs, intervenue le 8 octobre 2008.
En résumé, la crise financière initiée en 2007 et en cours en 2010 est une crise financière marquée par une crise de liquidité interbancaire et une raréfaction du crédit. Amorcée en juillet 2007, elle trouve son origine dans le dégonflement de bulles de prix (dont la bulle immobilière américaine des années 2000) et les pertes importantes des établissements financiers, provoquées par la crise des subprimes.
Accentuée en septembre 2008 par une chute des cours des marches boursiers et la faillite de plusieurs établissements financiers, elle provoque un début de crise systémique et une récession touchant l’ensemble de la planète.
Pour éclairer ce phénomène nous allons répondre aux questions suivantes :
• quel est l’origine de la crise financière ?
• quelles sont ses conséquences sur le monde et en particulier sur l’Algérie ?
Crise des subprimes :
La Crise des subprimes s’est déclenchée au premier semestre 2006 avec le krach des prêts immobiliers ( hypothécaires ) à risque aux Etats –Unis ( Les subprimes ) que les emprunteurs souvent de conditions modestes, n’étaient plus capables de rembourser. Révélée en février 2007 par l’annonce d’importantes provisions passées par la banque HSBC, elle s’est transformée en crise ouverte lorsque les adjudications périodiques n’ont pas trouvé preneurs en juillet 2007. Compte tenu des règles comptables en cours, il est devenu impossible de donner une valeur à ces titres qui ont du être provisionnés à une valeur proche de zéro. En même temps, les détenteurs ne pouvaient plus liquider leur créance.
La Défiance s’est installée envers les créances titrisées (ABS, RMBS, CMBS, CDO) qui comprennent une part plus ou moins grande de crédits subprime, puis envers les fonds d’investissement, les OPCVM (dont les SICAV monétaires) et le système bancaire susceptible de détenir ces dérivés de crédit.
La crise Financière de 2008 :
La seconde phase de la crise financière commence au cours de la semaine du 14 septembre 2008 Lorsque plusieurs établissements financiers américains entrent en cessation de paiement, et sont soit sauvés (in extremis) par la Réserve Fédérale américaine (FED) (la compagnie d’assurance AIG par exemple), soit rachetés par des concurrents en meilleure situation, soit rachetés par des concurrents en meilleure situation, soit mis en liquidation (Lehman Brothers). La Crise touche tous les pays du monde, en particulier en Europe où plusieurs institutions financières connaissent de très graves difficultés et sont sauvés par l’intervention des Etats et des Banques Centrales (Banque Centrale européenne dans la zone euro). Certains marquent le début de la crise par la nationalisation de Freddie Mac et Fannie Mae le 6 septembre 2008.
L’origine de la crise :
• Les raisons conjoncturelles :
La crise financière qui débute en 2007 tient principalement son origine de la politique monétaire trop accommodante de la Réserve fédérale américaine ( la Fed) au cours des années 2000 sous le mandat d’Alan Greenspan et d’innovations financières mal maitrisées . Parmi les responsables politiques ayant favorisé directement les conditions de cette crise par des mesures économiques et sociales, le Guardian cite Bill Clinton, George W Bush, Gordon Brown, ainsi que , dans le domaine de la finance , les PDG anciens et actuels de la compagnie d’assurance American International Group , des Banques Goldman Sachs, Lehman Brothers, Merill Lynch , Halifax Bank of Scotland, Royal Bank of Scotland , Bradford and and Bingley , Northern Rock , Bear Stearns, Bank of England et des personnalités telles que le financier George Soros , Le Milliardaire Warren Buffett et le président d’un fonds d’investissement US John Paulson .
Lors de la récession qui a suivi l’éclatement de la bulle internet en 2000-2001, la Fed a abaissé son taux directeur jusqu'à 1%, puis l’a maintenu à un niveau trop bas, provoquant une création monétaire trop forte et un gonflement de bulles sur les marchés immobiliers (Bulle immobilière américaine des années 2000) et sur les matières premières. De plus le gouvernement américain a mis en place une politique d’accession à la propriété qui a encouragé les banques à faire des prêts à des ménages en réalité non solvables, en particulier le Community Reinvestment Act. Les Organismes semi-Etatiques Freddie Mac et Fannie Mae ont été incités à abaisser fortement leurs critères de sélections aux prêts hypothécaires.
En 2006, la Fed, au début du mandat de Ben Bernake, a augmenté son taux directeur de 1% à 5% afin de réduire les pressions inflationnistes grandissantes. Cette hausse du taux directeur a provoqué un dégonflement de la bulle immobilière américaine des années 2000, et a entrainé un renchérissement des mensualités de remboursement des crédits immobiliers (Les crédits étant souvent à taux variables). Beaucoup de ménages ont cessé de rembourser leur crédit et ont quitter leur bien immobilier, saisi puis mis en vente par les établissements de crédit, entrainant une augmentation de l’offre sur le marché immobilier , et faisant donc d’avantage baisser les prix. Du fait de la baisse des prix, Les établissements ne récupèrent que partiellement la somme prêtée. Les effets du dégonflement d’une bulle immobilière se limitent généralement à des faillites personnelles et à des pertes réduites pour les établissements financiers .La crise de 2007-2008 est différente car les établissements de crédit immobilier n’ont pas conservé les créances immobilières dans leurs bilans, mais les ont regroupés dans des véhicules de placement, des fonds hypothécaires, pour les revendre entre autres à des fonds de pension et à des grandes banques américaines. Les fonds hypothécaires perdant de la valeur avec la fin de la bulle immobilière, et surtout, la complexité et l’enchevêtrement des véhicules de placement rendant très difficile l’estimation de leur valeur, le bilan des établissements financiers a été aggravé, qui du fait des normes comptables de mark-to-market , ont dû fortement provisionner des dépréciations d’actifs. Ceci a provoqué un effet de contagion et une perte de confiance généralisée entre établissements financiers, ce qui a asséché le marché interbancaire (crise de liquidité). Les institutions financières, en particulier les banques d’investissement ont été fragilisées.
• Les raisons structurelles :
D’une part, les années antérieures à la crise ont vu se multiplier des innovations financières qui ont débouché sur un marché de 680000 milliards de dollars peu ou pas régulé appelé aussi « shadow market». Ces innovations financières visaient à réduire les risques et ont pris notamment la forme de « Produits dérivés » dont deux types ont été au cœur de la crise financière : les produits liés à des crédits immobiliers et les produits destinés à assurer contre leur risque de défaut les crédits default swaps.
Par ailleurs, la montée des profits et la baisse du poids des salaires ont provoqué un « désajustement entre l’offre et la demande ». En particulier aux Etats-Unis, les prêts « subpimes » ont incité une partie de la population à consommer au- dessus de ses moyens, ce qui permettait en retour d’assurer la rentabilité du secteur immobilier.
Les inégalités de revenus sont devenues très fortes : « l’écart de rémunération entre un PDG et un salarié aux Etats-Unis de 1 à 40 en 1980, est passé de 1 à 411 en 2005 », la création de richesse ayant été captée pour l’essentiel par une petite partie de la population, au détriment de l’efficacité économique.
• La titrisation :
C’est une technique ancienne de financement qui consiste à la transformation d’actifs en titres négociables qui sont en suite vendus à des investisseurs, et c’est aussi une technique de gestion d’actif qui sert à transférer le risque du détenteur des créances aux marchés financiers et aussi de transformer des crédits généralement à moyen et long terme en produits de marché devant fournir la liquidité à ce produit.
Donc il ne s’agit plus seulement d’une circulation de créances mais d’une diffusion de créances, les marchés doivent rendre liquide les actifs titrisés.
En suite, la titrisation s’est développée sur la base de la confiance accordée à l’évaluation des risques faite par les agences de notation financière qui accordaient des notes très solides en particulier sur la base des notes qu’elles accordaient aux rehausseurs de crédit.
-Le marché de titrisation :
Aux Etats-Unis la titrisation représente 40% du marché obligataire ainsi que les émissions d’ABS ont atteint 100 milliards d’euros en Europe contre 238 milliards d’euros aux Etats-Unis.
Une part importante des acheteurs de produits de titrisation a été constituée par les hedges funds, à la recherche de rendement élevé, ainsi que les banques d’investissement.
-Ses mécanismes :
Ils impliquent trois phases, un pool d’actifs est cédé à un véhicule de titrisation qui émet des titres négociables en représentation des actifs.
L’achat des titres émis permet le financement de l’entreprise ou de la banque qui avait les actifs.
*La titrisation est une cause directe de la crise financière car elle a été largement utilisée dans des structures financières très instables, qui finançaient des produits complexes et très peu liquides à court terme dont la valeur s’est avérée incertaine et subordonnée à des modèles.
L’instabilité de telles structures était largement marquée. L’abondance de la liquidité permettait en effet de refinancer les créances de qualité médiocre et les actifs de valeur incertaine. En outre, des notations favorables et les garanties assurantielles permettaient de rehausser artificiellement la qualité de ces créances.
L’effondrement de la titrisation structurée met en lumière deux réalités fondamentales : la première est que le risque de crédit était implicitement concentré entre les mains de certaines institutions. La seconde réalité est que l’innovation financière a essentiellement favorisé une hausse considérable de l’effet de levier dans l’ensemble du système financier.
Il est probable que les produits titrisés se simplifient à l’avenir après des années où les émetteurs ne constituaient presque pas de réserve pour couvrir une dette titrisée bien cotée, ils front bientôt face à des changements réglementaires exigeant des charges financières plus élevées et une évaluation plus profonde, pour relancer les transactions de titrisation et rétablir la confiance des investisseurs , il faudra peut être obliger les émetteurs à conserver une participation aux résultats des actifs titrisés à chaque niveau de priorité, et plus seulement au niveau inférieur.
Les Conséquences sur le secteur financier :
• Crise de Liquidité bancaire :
Les incertitudes sur les engagements directs et indirects des établissements financiers en matière de crédit à risque, mais aussi la crainte d’un ralentissement général des activités de banques de financement et d’investissement , très rentables et moteurs de la croissance au cours des années précédentes, ont fini par entrainer une véritable crise de confiance, ayant connu peu de précédent, entre banques. Celles-ci ont vu se tarir leur principales sources de refinancement, le marché interbancaire et l’émission d’ABCP (Asset-Baked-Commercial-Paper).
Sur le marché interbancaire, sur lequel les banques en situation d’excédent de capitaux prêtent à celles qui en manquent, la défiance entre banques elles-mêmes a conduit à une envolée du taux interbancaire.
Par ailleurs, Les banques avaient mis en place au cours des années précédentes des structures de financement, appelées Conduits ou SIV (Structured Investment Vehicles) qui émettaient du papier Commercial à court terme, à taux faible (ABCP) vendu à des investisseurs. Les Fonds levés étaient ensuite prêtés à long terme à des taux plus élevés, ce qui permettait de dégager une marge d’intérêt. Seulement ces emprunts à court terme devaient être renouvelés régulièrement (Tous les trois mois).
Or, une fois la crise de confiance envers les banques engagée, les investisseurs ont cessé de financer les ABCP, obligeant les banques à les financer elles-mêmes.
La crise de liquidité bancaire a conduit les banques centrales, Banque Centrale Européenne (BCE) et Réserves Fédérales des Etats-Unis ( FED) en premier lieu, à procéder à de massives injections de liquidité sur le marché interbancaire afin de permettre aux établissements de refinancer leur activité et d’éviter le déclenchement d’une crise systémique ( Crise de tout le système ).
La première intervention a eu lieu le 9 Aout 2007, Lorsque la BCE a injecté 94,8 milliards d’euros dans le système financier européen pour accroitre les liquidités qui manquaient au marché. Il s’agit de la plus grande mise à disposition de Fonds faite en un seul jour par la BCE, dépassant le prêt de 69,3 milliards d’euros fait après les attentats du 11 septembre 2001. Le même jour, La FED injecte 24 milliards de dollars US dans le système financier de son pays. Les banques se financent traditionnellement en empruntant sur le marché monétaire interbancaire à des échéances de trois mois. Le taux d’intérêt auquel elles empruntent (En Europe Continentale, il s’agit de l’Euribor à 3 mois) est habituellement supérieur de 15 à 20 points de base (0,15 à 0,20% en langage courant) au taux directeur de la Banque Centrale qui est considéré comme le taux sans risque. La différence entre le taux auquel les banques empruntent et le taux directeur est appelée Prime de Risque (ou spread en Anglais) et est calculée par l’indice TED pour le cas américain.
A partir de la Crise de Confiance du mois d’Aout 2007, le taux Euribor s’est envolé, atteignant 4,95% en Décembre 2007 alors que le taux directeur était de 4%(2007) et qu’on temps normal, elles auraient emprunté à 4,20%.
En octobre 2008, l’indice TED a même atteint le niveau historique de 4 % de différence alors qu’il avait été de 0,5% en moyenne de 2004 à 2007.
La forte hausse, à partir du mois d’Aout 2007, des taux à court terme auxquels se refinancent les banques constitue un vrai risque pour leur équilibre financier: « L’envolée des taux du marché du refinancement bancaire (Eonia et Euribor), devenus supérieurs aux taux des prêts sans risque à long terme, constitue une situation intenable pour les établissements financiers », écrit le 15 septembre le journal spécialisé Investir. En effet, certaines banques en arrivent à emprunter à des taux élevés pour refinancer des crédits qu’elles ont accordés précédemment à des taux moindres.
La crise de liquidité est renforcée par l’asymétrie d’information entre banques, qui sont réticentes à se prêter entre elles.
• Conséquences sur les comptes des Banques :
Les banques, australienne Macquarie, américaine Bear staerns, britannique HSBC et allemande IKB ont été parmi les premières touchées. Bearn stearns, notamment, possédait des fonds spéculatifs qui avaient misé sur une remontée du secteur immobilier pour le recouvrement de fonds prêtés par des banques. La banque a été affaiblie dés le début par la faillite de deux de ses hedge funds.
Une panique bancaire, limitée à la banque britannique Northern Rock, a eu lieu en septembre 2007. En 3 jours, les Clients de la banque ont retiré 12% des montants déposés.
-Les grandes banques mondiales ont annoncé des résultats des troisièmes et quatrièmes trimestres 2007 en forte baisse à la suite de la crise à cause à la fois :
-De Pertes directes sur les crédits subprimes, mais surtout de dépréciations d’actifs dérivés des subprimes (La valeur des actifs financiers de types RMBS, CDO inscrite dans les comptes, établie à leur valeur de marché, a fortement baissé au cours du trimestre)
- D’un net ralentissement des activités de banques d’affaires et de marché qui avaient été les moteurs des bénéfices des années précédentes (titrisation, financement des LBO et des hedge funds fusion-acquisition, gestion d’actifs,...)
-Les grandes banques d’affaire américaines et européennes ont enregistré d’importantes dépréciations d’actifs au troisième trimestre 2007 ; exemples :
Bearn staerns: 0,7milliards de dollars, Lehman Brothers: 0,7 milliards de dollars, Merill Lynch: 8,4 milliars de dolars, Deutsche Bank: 2,2 milliards d’euros.
D’autres importantes dépréciations d’actifs ont été passées au titre du quatrième trimestre 2007 et du premier trimestre 2008.
Les grandes banques françaises cotées en Bourse ont affiché pour leur part des dépréciations d’actifs limitées au troisième trimestre 2007 mais plus forte au 4eme exemple : BNP PARIBAS : 301millions d’euros et en totale de 1,2 milliard d’euros pour l’ensemble de 2007, Dexia : 212 millions d’euros.
-le coût effectif de la crise pour les banques (dépréciation d’actifs ou titre de la juste valeur comptable et provisions pour risques lies à la crise) est évalués à :
* 110 milliards de dollars en novembre 2007.
* 188 milliards de dollars en mars 2008.
* 250 milliards en avril 2008.
* 400 milliards en juin 2008.
- les estimations du coût global de la crise sur les banques (pertes et dépréciation d’actifs) ont été en permanence revues à la hausse au cours de la crise :
* 250 milliards de dollars selon Bear Stearns et Lehman Brothers vers le 7 novembre 2007.
* 300 à 400 milliards de dollars selon Deutsche Banque en novembre 2007, dont 150 à 250 milliards liés directement aux subprime et 150 milliards aux dérivés adossés à ces prêts .
* 422 milliards (268 milliards d’euros) au niveau mondial, selon une estimation de l’OCDE en avril 2008. Sa précédente estimation était de 300 milliards de dollars.
* 565 de dollars (358 milliards d’euros ) pour la seule exposition des banques ou secteur des «subprimes» ,mais 945 milliards de dollars (600 milliards d’euros ) pour le coût total de la crise financière ,selon une estimation du FMI en avril 2008 qui révisera ce chiffre autour de 1500 milliards de dollars le 7 octobre 2008,à 2200milliards de dollars le 28 janvier 2009, puis à 4000 milliards de dollars le 21 avril 2009.
* Les difficultés et faillites d’établissements financiers :
-Aux Etats-Unis :
* le 16 mars 2008, Bear Stearns, au bord de la faillite, est rachetée pour 1,2 milliards de dollars par JP Morgan Chase avec le soutien de la Fed.
* Fanny mae et Freddie mac, deux organismes de refinancement hypothécaire, qui garantissent prés de 40% des prêts immobiliers américains (soient 5300 milliards de dollars) sont mis sous tutelle par le trésor américain le 7 septembre 2008. Il s’agit d’une nationalisation de facto, événement exceptionnel pour des sociétés cotées en bourse aux Etats –Unis.
* Le 15septembre 2008, la banque d’investissement Lehmann Brothers (59 milliards us$ de ca) fait faillite.
* Le FDIC tient à jour une liste de tous les établissements financiers ayant fait faillite de puis 2000, l’année 2000 et 2009 ont été particulièrement désastreuses et plus d’une centaine d’établissement ont du cesser leurs activités.
-En Europe
* En juillet 2007, l’allemande (IKB Deutsch Industrie Bank) est en difficulté.
* En septembre 2007, UBS et crédit suisse (réduction de 1500 personnes) sont touchés par la crise du marché hypothécaire américain.
* La britannique Northern Rock, banque spécialisée en crédit immobilier, est nationalisée le 18 février 2008.
* le 14 juillet 2008, la banque espagnole Banco Santander, rachète la britannique alliance & Leicester pour 1, 3millards de livres.
* le 31 août 2008, l’allemande Dresdner Bank est vendue par l’assureur allianz à son compatriote Commerz Bank pour 9, 8milliards d’euros.
* le gouvernement néerlandais Balkenende nationalise le 4 octobre 2008 le groupe fortis Netherlands, qui inclut la banque Deutsch ABN Amro.
* l’assureur mondial internationale Nederland group (ING), chargé notamment des retraites chilienne, a perdu 68,7%en un an avant d’être en partie nationalisé par le gouvernement néerlandais, qui l’a recapitalisé en octobre 2008 avec plus de 10 milliards d’euros.
Met life et Principal Financial Group, également très présents au Chili, perdent aussi plus de 50% de leur valeur.
*Conséquences sur les marchés financiers internationaux :
Les marchés financiers, qui avaient subi une première crise de confiance en févier – mars 2007, avant de se reprendre au début de l’été atteignent leur plus haut niveau annuel au mi- juillet. Ils chutent à partir du 18 juillet (annonce de l’effondrement de deux hedge funds de BEAR STEARNS) un mouvement accentué le 9 aout avec l’annonce du gel des trois fonds monétaires dynamiques de BNP PARIBAS INVESTMENT PARTNERS, Filiale de BNP Paribas .on aout 2007, ODDO ASSET mangement gèle plusieurs fonds d’investissement de son réseau et en février 2008 AXA INVESMTMENT MANAGERS suspend 3 fonds d’investissement de son réseau.
La chute des cours s’accentue avec la crise financière de l automne 2008.
La semaine du 6 au 10 octobre 2008 restera dans les annales comme une des pires semaines que les bourses mondiales aient connues. le CAC 40 a en effet perdu pas loin de 1000 points, soit environ 20%.
Entre le 1er janvier 2008 et le 24 octobre 2008 le CAC 40 baisse de 43,11% le Dax (Allemagne) de 46,75%, le FTSE 100 (Royaume- Uni) de 39, 86%, le NIKKEI (Japon) de 50.03% et le dow Jones (Etats-Unis) de 36.83.
La crise a des effets sur d’autres marchés, comme celui des matières premières. Selon l’analyste JOHN KILDUFF, « c’est un effet de contagion: ce qui se passe sur les marchés des bourses et des capitaux a causé un assèchement des liquidités, obligeant plusieurs acteurs comme les Hedge funds à quitter le marché de l’énergie et à liquider leurs positions »
• Entre septembre et octobre 2008, la crise financière s’accroit fortement, avec en particulier la faillite de LEHMAN BROTHERS. Les marchés boursiers baissent fortement.
Les conséquences sur le secteur économique :
Selon les perspectives économiques pour 2009/2010 de l’OCDE, les conséquences économiques de la crise financière de 2007-2008 se feront sentir pendant toute l’année 2009 et au-delà. Le fond monétaire international (FMI) comme l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prédisent une récession mondiale pour 2009.
Bien entendu, stricto sensu, la crise financière n’est pas l’unique responsable du ralentissement, qui survient par ailleurs à un moment marquant la fin d’un cycle haussier caractérisé par une période de forte augmentation des prix et des matières premières et de l’énergie.
L’impacte économique attendu de la crise financière sur la zone intéressant l’OCDE qui recouvre largement celle du conseil de l’Europe, est décrit dans la dernière version des « perspectives économiques» de l’OCDE (25nov 2008). Même si certaines incertitudes planent encore sur ces prévisions ,qui dépendent de la rapidité avec laquelle la crise financière sera surmontée ,pour l’OCDE ,l’issue générale est taxée de « récession la plus grave depuis la début des année 80 » .Dans la zone OCDE ,l’activité économique devrait reculer en moyenne de 0.4% en 2009 avant de reprendre lentement pour parvenir à 1.5% en 2010 .Malgré cela ,on notera des écarts parfois significatifs entre les divers pays ,avec un recul de 9.3% du PIB en termes réels pour l’Islande en 2009 par rapport à 2008 ,par exemple ,comparé à une augmentation de 4% pour la Slovaquie .
Selon les prévisions intérimaires de la commission européenne publiées par anticipation le 19 janvier 2009, la croissance du PIB mondial devrait, selon les projections, ralentir et s’établir à 0.5% pour l’ensemble de 2009 (contre 3.3% en 2008 et une moyenne- exceptionnellement forte- de 5% sur 2004-2007). À partir du deuxième semestre de 2009 la croissance mondiale devrait se reprendre progressivement mais de manière modérée à mesure que s’améliorera la situation des marchés financiers et que l’impact de l’assouplissement de la politique macro-économique (notamment aux Etat- Unis) commencera à se faire réellement sentir. Globalement, la croissance de PIB mondial devrait s’établir autour des 2.7% en 2010.
Pour ce qui est du chômage, l’OCDE estime que le nombre de chômeurs dans les pays de zone augmentera de quelque 8 millions sur 2009 -2010 passant de 34 millions en novembre 2008 à 42 millions.
Selon les prévisions intérimaires de la commission européenne, la situation a commencé à se dégrader dans la plupart des Etats membres en 2008.
L’emploi toujours en décalage par rapport aux évolutions de la croissance du PIB, devrait passer dans le rouge cette année, avec un recul de 3.5 millions d’emplois perdus dans l’Union européen. Le taux de chômage devrait donc passer à 8.75 % dans l’union en 2009 ‘et 9.25% dans la zone euro), avec une nouvelle flambée en 2010.
Au niveau des individus surtout, le chômage pourrait bien représenter le gros de la facture de la crise financière, et les pouvoirs publics se doivent donc d’y réagir avec détermination pour le contenir. Il ne faut pas oublier les conséquences sociales et politiques du KRACH 1929 et de la grande dépression qui l’avait suivi avec ses cohortes de chômeurs. Cependant, au vu des interventions massives déjà mises en œuvre par les gouvernements et les banques centrales qui ont injecté des capitaux dans le système financier et qui lancent ou prévoient de lancer des plans de relance économique de grande envergure, ce scénario catastrophe a peu de risques de se reproduire.
Selon l’OCDE l’inflation est partie pour reculer dans l’ensemble des pays de sa zone et devrait passer de 3.3% en moyenne en 2008 à 1.7% en 2009 puis à 1.5% en 2010, du fait d’une réduction de la demande et d’une chute brutale des prix des matières premières, pétrole compris. Bien entendu ,cela donnera un petit coup de pouce au revenu des ménages .Selon les prévisions du 19 janvier de la commission européenne ,avec l’affaiblissement rapide des perspectives de croissance pour l’Union européenne et l’économie mondiale ainsi que des marchés de l’emploi en dégradation ,les conditions sont réunies pour revoir significativement à la baisse les perspectives de l’inflation par rapport à la projection de l’automne dernier. On s’attend maintenant à ce que l’inflation des prix à la consommation passe de 3.7 % en 2008 dans la zone UE (3.3% dans la zone euro) à 1.2 % en 2009 (1.0% dans la zone euro) et se situe juste en dessous des 2% en 2010 dans les deux zones.
Les perspectives économiques de l’OCDE prévoient que la production américaine va chuter durant le premier semestre 2009, pour se redresser progressivement, à mesure que les conséquences de resserrement du crédit vont s’estomper, que l’immobilier va commencer a se stabiliser et que l’effet a des baisses des taux d’intérêt va commencer a se faire sentir. Cependant, la reprise sera quelque peu affaiblie par une consommation des ménages atones, ceux-ci ayant vu fondre leur patrimoine. Selon les prévisions le PIB américain devrait reculer de 0.9% en 2009, avant de regagner 1.6 en 2010.
La zone euro devrait connaitre une évolution similaire, d’après l’OCDE, son activité devant selon toute vraisemblance, se tasser pendant les six premiers mois de 2009 avec le recul de la consommation et de l’investissement, du fait de la raréfaction des crédits et de l’impact patrimonial négatif des pertes boursières et de la chute des prix de l’immobilier. Toutefois, les baisses des taux d’intérêt et le retour au calme sur les marchées financiers devraient par la suite favoriser une reprise graduelle. Selon les prévisions intérimaires publiées par la commission européenne le 19 janvier 2009, le PIB en termes réels devrait chuter de 1.8% dans l’Union européen et de 1.9 % dans la zone euro, avant de se reprendre d’environ 0.5 % 2010.
Pour l’OCDE, la récession devrait se faire sentir relativement durement dans les économies les plus vulnérables a la crise financier ou à un décrochement brutal des prix de l’immobilier .La Hongrie, l’Islande, l’Irlande, Luxembourg, l’Espagne ; la Turquie, et le Royaume -Uni sont dans ce cas.
Pour ce qui est Japon ,moins affecté par la crise financière ,la stimulation des finances publiques devrait produire un léger sursaut de croissance au début de 2009 , ce pendant , la production devrait tasser au cours du deuxième semestre du fait d’un affaiblissement de la demande extérieur et d’un renforcement du yen .l’OCDE avertit même qu’il y a risque de retour de la déflation dans ce pays .le PIB du japon devrait reculer de 0.1 % en 2009 avant de regagner 0.6 % en 2010 .Le ralentissement mondial de la croissance touchera également les grandes économies de marchée émergentes telles que le Brésil ,la Chine , l’Inde , et la Russie .le resserrement des conditions internationales de crédit ,les restrictions budgétaires ,la baisse des prix des matières premières et la réduction de la demande dans le commerce mondial sont autant d’éléments qui auront leur rôle a jouer .
Cependant, ces économies ayant été caractérisées ces dernières années par de forts niveaux de croissance, le ralentissement n’affectera que superficiellement leurs positions dans ce domaine (la Chine, par exemple, qui a connu un pic à prés de 12% de croissance en 2006, devrait encore enregistrer, selon les prévisions, une croissance de 8% en 2009).
Les pays en développement risquent d’être particulièrement vulnérables aux répercussions de la crise financière.
Le 9 décembre dernier, la Banque Mondiale prévoyait pour 2009 une contraction du commerce mondial, pour la première foi depuis 1982 .Les flux des capitaux en direction des pays en développement devraient diminuer, selon les projections, de 50%. La récession pourrait créer des conditions de crise dans bon nombre de pays en développement et annuler les récentes avancées dans la lutte contre la pauvreté, compromettant les progrès sur la voie de la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement.
Le conseil des directeurs exécutifs des Nations Unies, dans une déclaration antérieure avait averti que les répercussions les plus graves de la crise frapperaient ceux qui en sont le moins responsables = les pauvres dans les pays en développement.
Il avait invité tous le les Etats à réaffirmer et à renforcer leur engagement et leurs promesses en faveur du développement et de l’aide humanitaire. Face à la crise actuelle, l’aide publique au développement (APD) doit être placée encore plus au cœur de l’action en faveur des pays pauvres en développement, qui sont confrontés à des contraintes financières, à l’assèchement des flux de liquidités et à un déséquilibre de plus en plus grave que leur solde des balances des paiements .
En outre ; le conseil avait invité tous les Etats à reprendre leurs efforts pour conclure les négociations du cycle commercial de DOHA.
Un système commercial sain, ouvert et fondé sur des règles est essentiel pour préserver la croissance économique à long terme, ce qui va dans l’intérêt de tous .Alors que nos systèmes économiques et sociaux sont de plus en plus mis à l’épreuve, nous devons résister aux sirènes du protectionnisme et promouvoir l’ouverture et l’intégration.
Réaction des pouvoirs publics :
Les gouvernements et les banques centrales sont intervenus massivement à mesure que la situation se détériorait. Ils ont monté des plans de sauvetage pour des institutions financières structurellement importantes, afin d’éviter l’implosion totale des marchées financières, ils ont assoupli leur politique monétaire , abaissant leur taux d’intérêt pour contrer les effets sécessionnistes du resserrement des crédits , en fin, ils ont adopter des mesures budgétaires destinées à relancer la demande et l’emploi, y compris sous forme de programmes de dépenses publiques et de réductions d’impôt, marquant ainsi un retour significatif à des politiques keynésiennes. En outre, ils ont entamé une réforme plus ou moins coordonnée du système financier international.
Tout au long de 2007 et de 2008, la Réserve Fédérale des Etats- Unis , a réagi à l’aggravation de la crise par plusieurs réductions des taux d’intérêt et par des injections considérables de capitaux dans le système financier mis à mal , notamment en faveur , des banques et institutions financières non bancaires .

RAMI20002000
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